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LE TESTAMENT DE MARIE

Colm Tóibín / Frank Feitler

 

Création

11.12.2021, 20.00

12.12.2021, 17.00

15.12.2021, 20.00

16.12.2021, 20.00

17.12.2021, 20.00

C’est ainsi que j’ai résolu de partir pour Cana, où devaient se dérouler les noces de la fille de mon cousin. Il n’était pas prévu que j’y aille. Je suis allée à Cana non pour célébrer l’union tapageuse de deux personnes dont je connaissais l’une à peine et l’autre pas du tout, mais pour voir si je pouvais faire rentrer mon fils à la maison. Il devait bien y avoir quelque chose à lui dire qui aurait de l’effet. En arrivant à Cana peu avant les noces, j’ai compris, ou presque compris, que j’étais venue en vain. On ne parlait que de lui.

 

Marie de Nazareth est au bout de sa vie, deux visiteurs qui la surveillent l’interrogent pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer continuellement. Dans un long monologue, Marie nous racontera son fils, qu’elle ne nommera à aucun instant. Elle nous racontera ses souvenirs, sa souffrance de mère qui a perdu le sommeil de chagrin et de tristesse depuis de nombreuses années. Un récit court mais dense de la douleur d’une mère qui veut à tout prix transmettre la vérité.

 

Colm Tóibín né le 30 mai 1955 à Enniscorthy, dans le comté de Wexford, est un romancier, scénariste et journaliste irlandais. En tant qu'écrivain, il est lauréat d'un grand nombre de prix littéraires, dont le Los Angeles Times Book Prize, le prix Lambda Literary et le prix du Meilleur livre étranger pour Le Maître (The Master). D’abord créé en 2013 à Broadway avec Fiona Shaw, puis applaudi à Londres, au Barbican, Le Testament de Marie a été vu comme un tour de force dramatique aussi audacieux que subversif (Los Angeles Times).

 

Après le succès remporté par Lenz, Frank Feitler porte une nouvelle fois un monologue sur scène au TNL. Dans le rôle de Marie, nous retrouvons Valérie Bodson que le public a pu admirer dernièrement dans Le Dieu du carnage.

 

Mise en scène: Frank Feitler

 

Avec: Valérie Bodson

 

 

Une production: Théâtre National du Luxembourg

Ce qu'en dit la presse

Texte

 

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