1clara haskil.jpg

CLARA HASKIL, PRELUDE ET FUGUE

Serge Kribus / Safy Nebbou

05.01.2023, 20.00

Parmi mes amis, disait Charlie Chaplin, j’ai pu côtoyer trois génies: le professeur Einstein, Winston Churchill, et Clara Haskil. 1960, veille de concert, Clara Haskil vient de faire une chute dans un escalier mécanique de la gare de Bruxelles. La pianiste, au sommet de sa gloire, voit alors la maison de son enfance dans l’incendie, à Bucarest, puis sa vie tout entière.

 

Clara, ou la simplicité sonore d’un beau prénom latin. Rayonnant, transparent, il dit l’éclat et la lumière. Chez Clara Haskil, cette lumière est à la fois très forte et très fragile. Humble et intense, jusqu’au mystère. Elle a été l’une des plus grandes pianistes du XXème siècle. Pourquoi? Qui peut le dire? Son talent est une grâce qui brille dès l’enfance, et qui se manifeste avant qu’elle ait appris à lire. Une simple petite fille roumaine qui s’applique, avec un seul doigt, à reproduire au piano une mélodie de Schumann qu’a jouée sa mère.

 

Serge Kribus a été fasciné par le lumineux mystère de Clara. Il s’est penché sur les archives, a longuement enquêté – moins pour résoudre l’énigme que pour rêver le portrait en scène de cette étrange femme qui fut pour tant d’auditeurs une source de joies incomparables.

 

Dès sa première lecture de la pièce, Safy Nebbou a été frappé par ce destin net comme une épure et cependant moins simple qu’il n’y paraît, par la capacité de cette femme à rester soi-même à travers l’admiration des foules, à travers les années aussi. Et peu à peu, à travers la voix réinventée par Serge Kribus, il a commencé à reconnaître un visage à sa ressemblance. Celui de Laetitia Casta. Il lui a fait connaître le texte, et Laetitia Casta s’est laissé aussitôt captiver. Avec elle et pour elle, Safy Nebbou revient donc au théâtre pour y composer, comme il sait si bien le faire, un nouveau portrait qui est aussi une rencontre avec une femme remarquable.

 

La performance de Laetitia Casta dans Clara Haskil, prélude et fugue est époustouflante (…) elle révèle une magistrale dimension de comédienne. Midi Libre

 

Laetitia Casta réussit là où tant de comédiens venus du cinéma se cassent le nez (…) Un bel effet miroir dans une pièce qui joue la sobriété: peu de décors, mais le talent d’une pianiste et d’une comédienne, sublimé par la lumière. La Provence

 

Texte: Serge Kribus

Mise en scène: Safy Nebbou

Assistante à la mise en scène: Virginie Ferrere

Scénographie: Cyril Gomez-Mathieu

Lumière: Eric Soyer

Son: Sébastien Trouvé

Conseillères musicales: Anna Petron et Isil Bengi

Répétiteur: Daniel Marchaudon

Costumes: Saint Laurent

 

Avec: Laetitia Casta et Isil Bengi (piano)

 

Production: Les Visiteurs du Soir

Coproduction: Châteauvallon-Liberté, scène nationale

Création en résidence de partenariat avec le Théâtre Jacques Cœur de Lattes, l’Espace Carpeaux, Courbevoie et Châteauvallon-Liberté, scène nationale

La performance de Laetitia Casta dans Clara Haskil, prélude et fugue est époustouflante (…) elle révèle une magistrale dimension de comédienne. Midi Libre

 

Laetitia Casta réussit là où tant de comédiens venus du cinéma se cassent le nez (…) Un bel effet miroir dans une pièce qui joue la sobriété: peu de décors, mais le talent d’une pianiste et d’une comédienne, sublimé par la lumière. La Provence