Hurra,wir leben Noch

Die Atmosphäre ist bizarr. Es ist der 12. März 2020. Das Publikum wohnt der vorerst letzten Vorstellung von Kafkas Verwandlung bei. Der Saal ist ausverkauft, und trotzdem sind einige Plätze leer-geblieben. Manche Besucher haben abgesagt, aus Vorsicht, vielleicht aus Angst. Die Vorstellung läuft gut, nach dem Gefühl der Darsteller sogar sehr gut. Das Publikum scheint zufrieden, aber die Menschen bleiben anschließend weniger lang an der Bar. Der Abend ist irgendwie anders.

 

Am nächsten Tag Pressekonferenz der Regierung. Maßnahmen werden angekündigt, der Lockdown für Montag. Die Krise beginnt und das Theater steht still. Von heute auf morgen. Bis Ende März, sagt man. In Wahrheit wird es über Monate geschlossen bleiben.

 

Wir sind wie gelähmt, eingesperrt. Doch der Kopf dreht, mehr als üblich, und die Furcht beschleicht uns, die Furcht vor morgen. Noch heute, Monate später, ist die Lage schwierig.

 

Wir trauern um unsere Toten.

 

Aber nach und nach gewinnt das Leben wieder die Oberhand, trotz aller Unsicherheiten, die uns bleiben, trotz aller Ängste, die uns umtreiben.

 

Hurra, wir leben noch, singt Milva. Es lebe das Leben! Es lebe das Theater!

 

Die Menschen aus dem Gesundheitssektor bekämpfen das Virus —unsere Aufgabe ist es, das Beste in uns zu versammeln, um die Krankheiten der Seele zu heilen, die da heißen Einsamkeit, Depression, Gewalt. Lindern wir die Ängste, geben wir den Menschen wieder Vertrauen durch die Schönheit: die Schönheit der Kunst, die Schönheit der Bühne, durch ihren Klang und ihre Wut und ihre Stille.

 

Wir sind am Leben. Sie sind am Leben. Kommen Sie! Wir nehmen Sie mit offenen Armen auf.

 

Gewiss, das TNL wird in dieser besonderen Spielzeit auch vom Virus und von der Krankheit erzählen. Aber auch von Heilung, Erlösung, menschlicher Wärme und einem sozialen Gefüge, das nun zu bröckeln droht. Und schließlich will das TNL Sie zum Lachen bringen. Es lebe das Leben!  Mehr....

Frank Hoffmann

Intendant

Vive la Vie!

Le climat est étrange. C’est le 12 mars 2020, le public assiste à la dernière représentation de la Métamorphose au TNL. La salle affiche complet, et cependant quelques places sont restées vides, des gens se sont désistés, par prudence, par appréhension peut-être. Le spectacle se passe bien, même très bien aux dires des comédiens. Le public est content, mais les gens restent moins longtemps au bar après le spectacle. Ce n’est pas une soirée comme les autres.

Le lendemain, conférence de presse du gouvernement. Des mesures sont annoncées. Le début du confinement est pour lundi. La crise sanitaire commence et le théâtre s’arrête net. D’un moment à l’autre. Jusqu’à fin mars, dit-on. En vérité, il restera fermé pendant des mois entiers.

Nous sommes immobilisés, confinés. Toutefois notre tête tourne, plus que d’habitude, et la peur nous envahit, la peur du lendemain. Aujourd’hui encore, des mois après, la situation est difficile.

Nous pleurons nos morts.

Mais lentement, la vie reprend le dessus, en dépit de toutes les incertitudes qui demeurent et de toutes les angoisses qui nous hantent.

Nous sommes en vie. Et que vive la vie! Et que vive le théâtre!

Aux personnes du secteur médical de combattre le virus, à nous de réunir ce que nous avons de meilleur en nous pour tenter de guérir les maladies de l’âme qui se nomment solitude, dépression, violence! Soulageons les angoisses, redonnons confiance à l’être humain à travers la beauté: la beauté de l’art, la beauté de la scène, à travers son bruit et sa fureur et son silence.

 

Nous sommes en vie. Vous êtes en vie. Venez! Nous vous accueillons les bras ouverts.

 

Le TNL va parler, bien sûr, en cette saison si particulière du virus et de la maladie et de la mort. Mais il parlera aussi de guérison, de rédemption, de chaleur humaine et, surtout, du tissu social qu’il s’agit de réparer. Finalement, il vous fera rire. Et que vive la vie! PLUS...