143 |
CHAMP LIBRE / FREIRAUM accueille les PLATEAUX LORRAINS
Dates
| Ma 10.11.09 - |
19:00 |
Théâtre National du Luxembourg (passé) |
PrésentationChamp libre/Freiraum, plateforme créée par Le TNL en 2006 pour encourager les jeunes metteurs en scène, accueille cette année les Plateaux Lorrains, initiative originale créée en Lorraine pour promouvoir sous la forme de maquettes la jeune création.
L'idée directrice des Plateaux Lorrains est «d'ouvrir un espace d'essai, d'innovation, de liberté artistique». L'édition 2009 est le résultat d'une coopération entre l'ACb-Scène Nationale de Bar-le-Duc et le Théâtre National du Luxembourg. Elle s'inscrit dans la logique de Total Théâtre, une initiative qui, à partir de 2007, relie entre eux les théâtres de la Grande Région.
Quatre projets français seront présentés dans le cadre des Plateaux Lorrains 2009.
Venez découvrir, dans le cadre d’un vrai petit festival, le 10 novembre à partir de 19 heures dans les différentes salles du TNL, les quatre spectacles sélectionnés pour les Plateaux Lorrains 2009.
« LA VARIETE FRANCAISE EST UN MONSTRE GLUANT » (c’est un alexandrin) -
conférence dansée - Compagnie La Brèche
C’est un fait : en voiture, au travail, dans les cafés ou en soirée, la variété française nous dit quelque chose du monde, même si elle emprisonne le vrai dans une gangue de bêtise et d’artifice. Et puis elle nous fait danser. Dans les mariages, dans les boîtes de nuit, dans les bals populaires avec flonflons et bassiste gras¬souillet, elle nous emporte comme le joueur de flûte de Hamelin emmenait avec lui les rires des enfants (et les mistrals gagnants). Alors, dans ce cas, n’y aurait-il pas moyen de prendre le problème à l’envers et de voir ce que nous pourrions en récupérer de précieux, à condition de tamiser cette matière frelatée avec les instru¬ments qui sont les nôtres, danse contemporaine et science des textes ? En la prenant comme objet d’étude, en tordant les chorégraphies qu’elle suppose, en récupérant pour notre compte les mots (bleus) qu’elle dit et qui nous touchent, nous lui redonnerions la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter : celle d’un terrain de jeu pour la petite réflexion de tous les jours, de celles qui provoquent les plus jolies révolutions intimes.
LE SEXE FAIBLE
théâtre musical
présenté par L’Escabelle-Cie théâtrale
A travers différentes représentations du corps féminin, entre le mythe grec de Pandore (la première femme) et la « King Kong théorie » de Virginie Despentes, il s’agira d’évoquer la place (réelle et fantasmée) que tient (ou ne tient toujours pas) le corps féminin dans notre société occidentale contem¬poraine. Bien au-delà de revendications « féministes », sociologiques ou morales, nous voulons rester du coté du corps (de la chair et des sentiments), laisser parler, hurler, chanter sa douleur et sa vitalité ; la bataille du genre féminin, pour être inclus(e) dans le genre humain, symbolise une lutte plus large : celle de toutes les « catégories » marginalisées par une société à but communautariste qui fonctionne sur l’exercice hiérarchique de la domination et l’exclusion. Il s’agit ici de relier le théâtre avec la vie, protéiforme, sensorielle, paradoxale et non exclusivement sensée et rationnelle...
EFFRACTION DE L’OUBLI
danse Butoh
par la Cie Li(luo)
danse et chorégraphie Camille Mutel
La mémoire est quelque chose qui se construit ; un barrage que l’on édifie pour retenir un courant, celui de l’oubli. Dans la mythologie antique, ce fleuve est appelé Léthé, ou fleuve de l’oubli. L’oubli est une force primordiale, presque chtonienne. Tandis que la mémoire est une construction au-dessus du vide. L’oubli fait effraction sans cesse à l’intérieur de cet édifice.
La lutte entre oubli et mémoire, entre abandon et retenue, constitue un des points essentiels du langage primitif de la danse que recherche Camille Mutel.
Effraction de l’oubli interrogera le rôle d’Eurydice dans la création artistique, à travers son parcours aux Enfers. Le langage utilisé puisera sa profondeur dans l’esprit de la danse butoh, tout en appartenant culturellement a la tradition européenne.
U.F.(Uncle Fucker)
de Stefan Peca
par la Compagnie des Transports, mise en scène François RodinsonLa pièce
U.F., le héros (copié sur le modèle de l’Uncle Fucker d’une chanson anglo-saxonne à la mode) tue le temps et l’ennui que le monde lui inspire en pratiquant l’inceste avec son oncle et l’oncle de son oncle et en partouzant avec ses anciennes amours. Prisonnier de sa dépendance à la télévision, il ne sait pas toujours (et nous non plus !) s’il est dans la réalité ou la fiction. U.F. propose une véritable vision du monde où la confusion est le sujet même. Dans un délire familial et incestueux où les niveaux de réalité paraissent incertains, la profondeur émerge du scabreux.
|