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  • L’impromptu de l’Alma

       Théâtre

    Auteur :

    Eugène Ionesco

    Metteur en scène :

    Jacqueline Posing-Van Dyck

    Décors :

    Christophe Rasche

    Musique :

    Michel Zeches

    Avec :

    Marc Baum, Dominique de Kuyssche, Norbert Rutili, Serge Tonon, Jules Werner

    Une production :

    Théâtre National du Luxembourg

    Lieu de production :

    Théâtre National du Luxembourg

  •   Jeudi
    01 janvier 2015
    20:00
      Vendredi
    02 janvier 2015
    20:00
TNL Saison 08/09
225

L’impromptu de l’Alma

 

LE PROJET EST REPORTE A JANVIER 2015

 

 

L’auteur dramatique ‘Ionesco’ reçoit la visite de trois docteurs :
Bartholoméus I, II et III. Les commentaires de tous les quatre sur la
pièce qu’’Ionesco’ est en train d’écrire sont loin de s’accorder, mais
les docteurs s’unissent pour éduquer l’auteur récalcitrant.
L’exercice tourne au burlesque jusqu’au moment où la femme de
ménage met fin à l’expérience.
Créée en 1956, L’impromptu de l’Alma, pourrait passer pour une
simple bouffonnerie ; elle marque en fait un tournant décisif dans
l’oeuvre dramatique de Ionesco. Réputé et reconnu jusque-là comme
chantre de l’absurde, il s’érige soudainement contre l’avènement du
théâtre de Brecht et la théorie de la distanciation soutenue par
Bernard Dort et Roland Barthes qu’il ose caricaturer sous forme de
docteurs en théologie, tous nommés Bartholoméus. Il se met en
scène lui-même dans sa fonction de dramaturge et subit les assauts
de ces clercs auxquels il adjoint un critique omnipotent : Jean-
Jacques Gautier, écrivant pour Le Figaro.
Eugène Ionesco se fait un malin plaisir de renvoyer dos à dos les
censeurs aux vieilles théories et les jeunes pédants, inventeurs des
formules comme la Théatrologie, la Costumologie, ceux qui ne
reconnaissent que des théories et doctrines toutes faites.
Constamment, Ionesco mêle le comique et le tragique. Si ses pièces
font rire, c’est pour libérer l’homme de sa solitude indépassable et
du ridicule de sa condition d’humain.
Jacqueline Posing-Van Dyck a choisi une belle distribution pour
conférer à la pièce son grinçant et sa poigne qui, encore aujourd’hui,
font mouche.